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Voici un bon timing pour vous présenter Scrum car j’ai récemment rejoint un projet basé sur cette méthode !

La méthode Scrum est une méthode agile, créée en 2002, dont le nom est un terme emprunté au rugby qui signifie « la mêlée ». Cette méthode de gestion à pour objectif d’améliorer la productivité de son équipe et permet de produire la plus grande valeur métier de le début du projet afin de pouvoir livrer une version fonctionnelle le plus rapidement possible.

Piliers

  • La transparence : Scrum met l’accent sur le fait d’avoir un langage commun entre l’équipe et le management. Ce langage commun doit permettre à tout observateur d’obtenir rapidement une bonne compréhension du projet.
  • L’inspection : à intervalle régulier, Scrum propose de faire le point sur les différentes avancées de production afin de détecter toute variation indésirable. Ces inspections ne doivent pas être faites trop fréquemment, ou par un inspecteur mal formé : cela nuirait à l’avancement du projet.
  • L’adaptation : si une dérive est constatée pendant l’inspection, le processus doit alors être adapté. Scrum fournit des rituels durant lesquels cette adaptation est possible. Il s’agit de la réunion de planification de sprint, de la mêlée quotidienne, de la revue de sprint ainsi que de la rétrospective de sprint.

Rôles

La méthode Scrum définit trois rôles pour un projet.

  1. Le product owner : il s’agit du représentant officiel du client au sein d’un projet Scrum. Il est l’interlocuteur principal du Scrum Master et des membres de l’équipe. Il définit les besoins du produit et rédige les spécifications. Il peut se faire aider de responsables fonctionnels pour la rédaction des spécifications. Il est également chargé de définir et prioriser les users stories pour chaque sprint.
  2. Le scrum master : il s’agit d’une personne chargée de veiller à la mise en application de la méthode et au respect de ses objectifs. Il ne s’agit pas d’un chef de projet, mais d’une personne chargée de lever les obstacles éventuels qui empêcherait l’avancement de l’équipe et du projet pendant les différents sprints.
  3. L’équipe (« team members ») : ce sont les personnes chargées de la réalisation du sprint et d’un produit utilisable en fin de sprint. Il peut s’agir de développeurs, architectes, personnes chargées de faire des tests fonctionnels…

Fonctionnement au quotidien

Scrum s’appuie sur le découpage des projets en itérations encore nommées « sprints ». Un sprint peut avoir une durée qui varie généralement entre deux semaines et un mois.

Sprint planning

Le product owner présente à l’équipe les fonctionnalités (user stories) qui vont composer le sprint suivant. Il s’en suit un planning poker afin d’estimer toutes les tâches à réaliser.

Daily stand-up

Chaque matin, toute l’équipe se réunit, généralement debout, pendant 15 minutes environ pour répondre aux 3 questions suivantes : qu’ai-je fait hier ? Que vais-je faire aujourd’hui ? Y a-t-il un obstacle gênant aujourd’hui ?

Sprint review

Lors de cette réunion, toutes les fonctionnalités développées pendant la durée du sprint sont présentées et validées par le product owner. Il s’agit d’une réunion de 2 heures environ à laquelle participe toute l’équipe.

Sprint retrospective

A chaque fin de sprint, l’équipe fait le point sur ce qui a bien fonctionné et sur ce qui a moins bien fonctionné. Lors de cette réunion d’une durée de 15 à 30 minutes où chacun est invité et parle en son nom, un vote de confiance est organisé pour décider des améliorations à apporter.

Avantages

Scrum se différencie des autres méthodes d’organisation et de gestion de projet par ses avantages qui font de ce procédé une réponse pragmatique aux contraintes actuelles des chefs de produits :

  • Méthode incrémentielle : l’efficacité de cette méthode repose sur le fait que chaque collaborateur constate l’avancée des travaux tout au long du processus. Cela permet de conserver la motivation et d’éviter « l’effet tunnel », c’est-à-dire le fait de ne voir le résultat qu’à la livraison finale et rien ou presque rien pendant toute la phase de développement.
  • Adaptabilité maximale : la composition séquentielle du contenu des sprints permet d’ajouter une modification qui n’était pas prévue au départ lors de la première phase de conception du produit ou du service. C’est principalement cela qui rend cette méthode « agile ».
  • Méthode participative : chaque membre de l’équipe est invité à s’exprimer et il peut participer à toutes les décisions prises sur le projet. Il est donc plus impliqué et plus motivé.
  • Augmentation de la communication : en travaillant dans la même salle de développement, ou en étant connecté avec différents moyens de communication, l’équipe peut communiquer facilement et échanger sur les obstacles afin de les supprimer au plus tôt.
  • Maximisation de la coopération : les échanges quotidiens entre le client et l’équipe permettent un rapprochement et une entraide se met logiquement en place.
  • Augmentation de la productivité : en supprimant certaines « contraintes » des méthodes classiques comme la documentation ou la formalisation exagérée, Scrum permet d’augmenter la productivité de l’équipe. En ajoutant à cela la qualification de chaque module permettant d’en déterminer un chiffrage, chacun peut se positionner par rapport à la productivité moyenne de l’équipe.
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